Epilation définitive au laser ou la thérapie par les poils

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LES ORIGINES DU MAL.

Dans la vie, on ne nait pas tous avec les mêmes attributs génétiques. C’est comme ça. Voyez-vous, je suis née avec un bon paquet de gènes venant de la méditerrannée. A moitié Italienne, Corse, Maltaise et Tunisienne (quand ton arrière grand-père a été trouvé abandonné dans un poulailler en Tunisie, ça laisse planer un doute haha).

Bref, vous l’aurez compris, je suis née avec un  patrimoine génétique teinté de soleil!

Mais ce n’est pas tout, je suis aussi née… avec une moustache, des poils dans le dos et des cheveux noirs à ne plus savoir qu’en faire! Une petite brune aux yeux gris bleus à la peau claire. Bon, j’exagère peut-être un peu hein… mais je ne crois pas trop m’éloigner de la vérité haha!

Car oui, sinon ce n’est pas drôle, j’ai la peau claire. Mon père, lui, tient ses origine d’Europe de L’est. Sacré mélange! Je vous laisse imaginer niveau caractère ce que cela peut donner 🙂

En grandissant, les choses ne se sont pas arrangées et les poils sont devenus mes meilleurs ennemis. Jambes, bras, maillot… L’enfer. J’ai, dès l’âge de 11 ans, développé un énorme complexe à ce sujet. Et ça a continué bien bien bien longtemps.

Je m’interdisais il y a encore quelques mois de porter des shorts par exemple, ou des robes trop courtes. Je vous laisse imaginer la complexité de la chose en voyage. A moins d’être très bronzée et fraichement épilée à la cire. 

La cire, ce gouffre financier auquel j’ai renoncé excepté l’été, voyant qu’elle n’aurait aucun effet sur moi.

Il y a des femmes comme moi chez qui les poils sont très résistants. A peine sortie de chez l’estheticienne, je pouvais être sûre de voir débarquer une nouvelle repousse dès le lendemain…

J’ai donc abandonné l’idée d’avoir des jambes nettes et j’ai fini par avoir comme meilleur ami, mon rasoir… pendant 20 ans. 

En grandissant…

Et bien cela ne s’est pas vraiment arrangé. J’ai trouvé un mec (toujours le même aujourd’hui, il est resté malgré les poils haha), qui lui était plutôt du genre imberbe. Cruauté de l‘existence. Injustice de la vie (je rigole mais quand même, j’ai pas de bol haha!).

Cela dit, ça laissait une chance à nos enfants de ne pas hériter de mes poils, ce qui semble être le cas, croisons les doigts. Parce que mon niveau de pilosité au masculin, ça doit être quelque chose!

Les complexes dans l’intimité

Les poils ont été un frein à l’acceptation de mon corps. Dans l’intimité aussi. Impossible de me laisser aller si je n’étais pas épilée, si mes jambes piquaient. Pas le droit qu’il me touche. J’avais vraiment honte. Et ça devenait vraiment un handicap que j’assumais de moins en moins…

Pas de piscine pour moi sans passer par la case épilation non plus… et quand tes enfants commencent à t’appeler maman Cactus, tu rigoles mais tu commences vraiment à en avoir marre.

Bref, ces putains de poils devenaient insupportables et me pourrissaient la vie. Ils m’empêchaient d’être spontanée, de m’habiller comme je le voulais, de jouer dans la piscine avec mes gamins, de faire l’amour sans réfléchir…

Vous serez peut-être nombreuses à me dire « mais tu t’en fous des poils ». C’est que vous ne mesurez pas le problème je pense, et je ne vous en veux pas. J’aurais aimé être blonde je crois! A chacun ses complexes en tout cas. Et celui là était bien tenace.

Eradiquer la bête

Et bien il n’y a pas 36 000 solutions à vrai dire. Depuis que je suis à Lyon, qu’il fait vraiment chaud l’été et que je rêve de mettre des shorts sans y réfléchir deux jours à l’avance, je lorgne sur l’épilation définitive au laser.

Cette année, j’ai passé la porte du Centre Laser de Lyon qui se trouve dans le 6 ème arrondissement.

Il s’agit en partie d’un partenariat. Et je n’ai aucun regret d’avoir accepté. C’est un rêve (et je pèse mes mots) que j’ai pu réaliser grâce à cette équipe géniale et au docteur Julien Vivier.

Quand on m’a proposé de tester sur les demies jambes, j’ai sauté au plafond! Il y en a qui se réjouissent de gagner au loto, moi je saute au plafond quand on me dit que je vais enfin me débarrasser de mes poils!

J’ai donc décidé d’investir au delà des demie jambes et de m’offrir les cuisses et le maillot échancré. C’est une sortie d’argent, je ne vous le cache pas. Un vrai cadeau. 

Mais je vais vous dire un truc, il s’agit du MEILLEUR investissement de ma vie. Une libération. Une charge mentale en moins. Un acte féministe selon moi (même si certaines vous diront que le vrai acte féministe est de laisser pousser ses poils… chacun son truc, chacun son histoire). 

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Photos – Natacha Tomczak

En voyage…

La cerise sur le gâteau, c’est clairement en voyage. C’était un casse tête pour moi de devoir penser à l’épilation pendant mes déplacements. C’était encore quelque chose à anticiper, une vraie charge mentale. Franchement, les hommes ne savent pas la chance qu’ils ont! Ma pire crainte? Me retrouver embarquée pour une sortie en mer ou à la piscine, à la dernière minute! C’est dire à quel point ça m’obsèdait!

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Epilation définitive, comment ça se passe?

Après un premier rendez-vous, le docteur (car oui, c’est un médecin qui s’occupe de vous pendant vos séances) examine votre peau, votre carnation, la noirceur de vos poils et établi un plan d’attaque!

Je schématise mais, en gros, plus votre peau est blanche et plus vos poils sont noirs, mieux ça fonctionnera!

Alleluia pour moi! La génétique était enfin de mon côté!

Il faut compter entre 5 et 8 séances pour que l’épilation soit définitive. Il vous faudra donc à peu près 2 ans de votre vie pour complètement éradiquer le mal (c’est parfois plus rapide).

C’est long, certes, mais les résultats sont très vite visibles et une séance vous libère de la corvée de rasage pendant au moins deux mois avant la repousse des poils qui ne sont pas encore morts. Entre chaque séance, on rase les poils qui refont surface. Il peut se passer plusieurs mois entre chaque rendez-vous.

Le laser,est ce que ça fait mal?

Il parait que c’est propre à chaque femme… Perso, j’ai eu très mal. Je ne vais pas vous mentir. Même avec la crème anesthésiante prescrite par le médecin.

Mais la séance passe vite (heureusement) et la douleur ne m’aurait en aucun cas fait renoncer. Ce n’est pas pire que la cire tous les 3 mois chez l’esthéticienne.

La bonne nouvelle c’est que, plus les séances avancent, moins il reste de poils et donc, vous souffrez beaucoup moins.

Est ce que l’épilation définitive au laser fonctionne vraiment?

J’en suis à ma cinquième séance. Résultat? Plus rien au niveau du maillot (c’est fouuuuu), presque plus rien sur les demie jambes (elles sont douces douces douces) et, pour les cuisses, il va falloir s’acharner un peu plus apparement. Mes poils sont un peu moins foncés et ont du mal à disparaitre aussi vite que sur le reste du corps. Il faudra peut-être accepter de vivre avec, affaire à suivre!

L’avantage, c’est qu’en allant au Centre Laser Lyon, j’ai le droit à un vrai suivi sur l’évolution.

Je suis comblée. Apaisée. Guérie. Je sais que le mot est fort et que je n’ai pas de vraie maladie. Mais bordel, je vous assure, ça a changé ma vie et la perception de mon corps. Je me sens tellement mieux!

Si vous hésitez, je n’ai qu’une chose à vous dire: foncez!

Je n’ai pas de moyens de comparaison, mais le centre Laser Lyon est vraiment super. C’est beau, vous êtes super bien accueillies par rapport à chez certaines esthéticiennes ou chaînes (là je peux comparer avec mon abonnement Body Minutes d’il y a quelques années par exemple… Celles qui savent, savent!).

On prend le temps nécessaire pour tout vous expliquer et vous apportez un soin personnalisé. Pour les tarifs, je vous laisse aller voir par vous-même sur leur site. Vous trouverez, en plus, plein d’infos complémentaires à mon article.

Le fait d’être prise en charge pas un médecin est essentiel à mes yeux. Honnêtement, vu que j’ai eu assez mal, j’étais heureuse de savoir que je ne risquais rien et que ce n’était pas quelqu’un formé à la « va vite » qui s’occupait de moi.

Je ne critique pas les autres centres, je ne les connais pas. Mais j’ai préféré investir cet argent ici et ne pas avoir de mauvaises surprises.

Bye Bye les poils haaaaaaaaaaaaaaaaa! I’m a happy girl du sud guérie de son plus gros complexe!

Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je serai ravie d’y répondre! 

A très vite et n’oubliez pas,

MOTHER POWER

Sylvie

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2 Comments

  • Reply
    Isabelle
    17 janvier 2020 at 22 h 02 min

    Coucou Sylvie,
    Je te suis depuis longtemps sur instagram mais jamais rien commentée…je suis une lectrice/admiratrice de l’ombre. Mais ce soir j’y met un peu de ma petite histoire car j’ai un petit point commun avec toi : les poils, et le laser.
    Moi, je suis d’origine portugaise. Autant dire que le cliché n’en est pas un pour moi, ce n’est pas un cliché, c’est vrai. Poils partout, bras, seins, ventre, jambes, dos..moustache évidemment, sinon c’est pas drôle !
    Et à 35 ans je dois dire que je m’en sors plutôt pas mal.

    Le gros complexe enfant, parce que forcément les moqueries, être traitée de singe était monnaie courante. Les absences pour la piscine, l’angoisse de l’été, l’intimité compliquée…. j’en ai des noeuds au ventre. Je pense que personne ne peut comprendre à quel point cela peut créer des angoisses, toute une vie. Juste pour des poils. Ouais. Mais le regard de l’autre est injuste, critique, et moqueur.
    À 10 ans j’ai ma première epilation a la cire des demi-jambes avec ma maman qui m’accompagne voyant ma technique ratée d’épilation au scotch. Je suis tellement heureuse !
    À 15 ans, j’épile a la cire la moustache, la première et dernière fois, j’ai entretenu jusqu’à aujourd’hui à la pince a épiler et ça le fait !
    Puis je passe au scanner tout mon corps à 16 ans avec la cire froide. Je m’en sors comme ça mais je fais aussi des poils incarnés, des boutons disgracieux, parfois pas le choix, obligé de passer par le rasoir, donc les jambes qui piquent…J’en ai marre. Vraiment. J’ai l’impression de passer ma vie à me scruter dans le miroir, je redoute l’été comme quand j’étais enfant, les relations intimes c’est une corvée, toujours dans le noir, au cas où un ou deux poils seraient visibles…J’étouffe dans mon complexe. Le fait d’être portugaise en plus renforce ce complexe, sérieusement, les gens ne se rendent pas compte, on a l’impression de dégouter les hommes, les femmes. Être réduite à ça.

    À 20 ans, je suis étudiante mais je bosse également pour payer mes études et…le laser. Je me décide, le laser me fait de l’oeil, à l’époque c’est cher. Et peu de retour. Ma mère est sceptique. Mais elle accepte de m’aider, elle veut me libérer de ce poids. Nous sommes en 2004.
    J’ai été littéralement LIBÉRÉE. Je fais ça au centre marceau à Paris, l’un des premiers centre à le faire, je suis la plus jeune, ils sont pas pour au départ, mais voyant mon cas…ils acceptent.
    La première séance est douloureuse, je fais de l’hyperthermie, c’est horrible, mais je tiens bon, c’est rien comparé aux années de souffrance à se cacher du regard des autres. La première séance est franchement un miracle, les poils tombent comme des mouches et ne repoussent plus. Comme toi je suis la candidate idéale : peau blanche, poil noir et bien épais.
    J’ai fait jambes entières et maillot classique et ligne médiane du ventre. 15 ans après ? Rien n’a repoussé, j’ai des jambes douces comme une peau de bébé qui font mon propre bonheur (et le bonheur de mon mec) et de mon fils qui me dit toujours que j’ai les plus belles jambes de toutes les mamans du monde ;-). Ma fille a l’air de suivre mon chemin…chaque cas est différent, peut-être qu’elle le vivra différemment de moi, peut-être que les enfants seront moins méchants (j’en doute), peut-être qu’elle aura le mental nécessaire pour passer outre. Mais une chose est sure, le laser est une option que j’ai déjà posé pour elle, que je prendrais en charge, si biensur elle le souhaite.

    Le resultat est tellement dingue qu’on devient très vite addict.
    Ça m’a pris 2 ans effectivement. Je n’ai plus jamais pesté contre l’été. Je l’attend même avec impatience, ne porte plus que des robes et des jupes légères sans me soucier du regard de l’autre…
    Je suis toujours un peu complexée par les poils dans le dos, ce n’est pas dramatique mais complexe un jour…complexe toujours je crois…..
    Et comme je disais on devient addict, là par exemple j’en suis à ma 5ème séance avant-bras, aisselle, et pointe de fesses (en gros la partie qui se voit quand tu es en maillot de bain…le reste je gère). Les résultats sont là, encore 2 séances et j’arrête. Enfin normalement…:-)
    Bref…pour ma part, le Laser a changé ma vie. Et je te remercie d’écrire ce texte et de rendre visible un complexe honteux.
    Bonnes séances ! (la crème anesthésiante marche plutôt bien au bout de 2h de pose, sans c’est l’enfer, je te conseille vraiment de ne pas la zapper)
    Isa

  • Reply
    Alex
    17 janvier 2020 at 22 h 25 min

    Bravo !
    Brune qui se respecte que ça a toujours gêné aussi, je te comprends tellement.
    Je suis passée par le laser il y a 5 ans et ça a aussi changé ma vie, même moins complexée que ça (j’en ai d’autres haha). C’est bête mais ça fait très plaisir pour toi.
    Enjoy ! Vive les petits hauts à bretelles sans réfléchir !
    Merci pour ton partage pas si facile

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