Et si je déscolarisais mes enfants? Quand l’école déçoit.

Et si je déscolarisais mes enfants?

 

Cela fait une dizaine de jours qu j’ai envie d’écrire cet article mais, à vrai dire, je ne sais pas par où commencer. Les émotions se mélangent dans ma tête et dans mon coeur et ça fait un gloubiboulga pas très jojo! Voilà, il y a 10 jours, c’était la rentrée. La rentrée des classes pour mes deux garçons. Après deux jours d’école à m’inquiéter, il s’avère que c’est celui pour qui j’avais le plus d’angoisse qui s’en est le mieux sorti. Entendez mon grand. Celui qui m’arrive déjà aux épaules (MANDIEU!). J’avais peur qu’il ne s’intègre pas, qu’il se retrouve seul comme les années précédentes.

Noah est un enfant précoce. Avec tout le lot de problèmes que cette particularité engendre. Je vous en parlerai peut-être un jour. Pour l’instant je me dis que c’est trop intime et que cela le concerne beaucoup trop pour que j’en parle sur le blog. Et puis, ça va, il s’en sort comme un chef, alors pas d’inquiétudes particulières pour l’instant.

 

Mon soucis du moment c’est Axelou. Axelou face à l’éducation nationale. Axelou qui me fait réfléchir sur la façon dont sont « élevés » nos enfants à l’école. Elever nos enfants. Evidemment, ce rôle m’appartient. Bien plus qu’à sa maitresse. Quoi que… Dans le dictionnaire élever veut dire: « Mettre, placer, porter quelque chose plus haut » Donc, si je rapporte ça au niveau de nos enfants, on peut quand même faire un parallèle avec le rôle de l’éducation nationale.

L’idée est bien «d’élever» nos enfants vers quelque chose de «plus haut », les pousser à se dépasser, à donner le meilleur d’eux-mêmes, à se découvrir et à grandir sereinement. Bon, jusque-là, tout va bien… Sauf que, si vous me suivez sur Instagram, vous avez pu voir plusieurs post venant de ma part où je vous partage mon désarroi et ma stupeur face aux méthodes rencontrées ces derniers temps.

 

Bon, ça s’est pas trop mal passé ce matin même si aucun des deux ne voulait y aller! Cela dit, vu la jungle que c’est l’école, j’aurais certainement pas envie d’y retourner 😕 Il y a VRAIMENT du progrès à faire dans l’éducation. J’ai l’impression que les enfants n’ont aucune empathie envers les autres, que ça se rejette pour un rien et que ca crée des blessures que même une maman ne peut pas recoller. Ca me met un peu en colère d’entendre  » oui mais les enfants c’est comme ça, ils sont cruels parfois entre eux, bla-bla-bla…c’est normal! » Mais non c’est pas normal! Comment peut on construire une société qui tient la route si même au plus jeune âge la notion de bienveillance n’existe pas? C’était déjà le cas à mon époque et 30 ans plus tard rien ne change. Le harcèlement scolaire est de plus en plus fréquent, et les enseignants pas armés pour régler ce genre de problèmes. On attend quoi pour enseigner l’empathie, pour cultiver la différence et pour rendre nos enfants plus fort ENSEMBLE ? Noah est un petit garçon avec une particularité dont je ne parle pas ici. Ca me crève le cœur de voir que quand on ne rentre pas dans la norme, on sort du jeu. Tu t’adaptes aux autres ou tu es exclu. Marche ou crève quoi. C’est tellement injuste, Ca me fend le cœur de le savoir isolé pendant les récréations, savoir qu’il mange seul le midi alors qu’il a un cerveau qui bouillonne et qui n’attend qu’à être exploité à son maximum! Le foot à la récré ça ne l’intéresse pas donc voilà… seul. L’école traditionnelle pour moi, aujourd hui, ça veut dire rentrer dans la norme et apprendre à se taire et faire le dos rond. Un peu ce qu’on nous demande en entreprise plus tard finalement… bizarre bizarre non? Pourquoi ignorer le fait qu’on est tous différents? Pourquoi nous mettre dans des boites? Alors oui il y a montessori… mais réservé tout de même à une catégorie de personnes qui ont les moyens financiers. A quand montessori dans le public? Pourquoi est ce si difficile de mettre en place cette méthode qui fait ses preuves et que les parents plébiscitent? Pardon pour ce coup de gueule, je suis un peu à fleur de peau! Ça va mériter un article 😂 #educationnationale @educationfrance

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✖️Histoire de voiture ✖️ Ce matin j’emmène Axelou à l’école. Il était décidé et de bonne humeur! Il avait emporté avec lui une petite voiture (là vous commencez à voir venir le drame). Je pense que ça faisait office d’objet transitionnel, elle devait lui rappeler la maison, le rassurer, lui permettre de garder un petit lien avec nous pendant la journée. Nous n’avions pas passé le seuil de la porte que la maîtresse nous a indiqué (gentiment mais fermement) qu’il ne pouvait pas l’emmener avec lui et que je devais repartir avec. Et là j’ai vu Axel se décomposer et commencer à pleurer… on avait gagné un petit bout de chemin et voilà on repart en arrière pour une histoire de voiture… alors je sais que ce n’est pas possible d’emmener des jeux à l’école, évidemment, c’est source potentielle de conflits et de jalousies. Mais c’était plus qu’une petite voiture… Elle n’aurait pas dû être ignorée et rejetée comme un simple objet. Je ne suis certainement pas très objective mais le laisser en pleurs c’est vraiment un crève cœur… alors oui il va s’y faire. Mais si c’est à coup de frustrations et d’interdictions … 😐😐😐

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Axel à trois ans. SEULEMENT 3 ans. Et il faudrait qu’il se comporte comme un grand. Qu’il capte direct les codes de l’école. Cette école qui ne ressemble en RIEN aux enfants d’aujourd’hui. Car oui, il va falloir ouvrir les yeux messieurs et mesdames les ministres de l’éducation.

Nos enfants ont changé. Avec le monde (petite info au passage, c’est gratos). Quel enfant peut encore aujourd’hui, sans mal, rester huit heures assis sur une chaise à écouter de l’information descendante? 4 jours sur 7? Je ne jette pas la pierre aux enseignants qui, eux, font de leur mieux dans la plus grande majorité des cas, se mettent à la place des enfants et prennent sur leur temps personnel pour tenter de proposer des choses différentes (même si il y aura toujours des exceptions, on en a fait les frais l’année dernière avec une maitresse de CE2 totalement partiale et rétrograde).

J’en veux principalement au gouvernement qui ne fait rien depuis des décennies et qui s’étonne que le niveaux de nos enfants baisse. Qui s’étonne de l’illettrisme qui gagne du terrain. Qui s’étonne que nous soyons la honte de l’Europe niveau langues étrangères. La seule question à se poser, à mon sens est (bon, OK, j’ai pas fait l’ENA mais je tente ma chance): QUI sont les enfants d’aujourd’hui et donc, de demain? QUI sont ces enfants dont la mission va être de rattraper 30 ans de désastre écologique, de lobbying et j’en passe?

 

Je suis désolée pour mon pessimisme, mais au lieu de les ranger dans des cases d’enfants « turbulents, hyperactifs, précoces » et autres étiquettes bien pratiques, ne vaudrait-il pas mieux utiliser leur énergie et leurs idées dès le plus jeune âge? Plutôt que leur bourrer le crâne d’enseignements redondants et de conformisme, ne vaudrait-il pas mieux laisser libre cours à leur créativité? A leur innocence?

Un enfant ne nait pas capricieux, insolent, difficile, hyperactif… c’est cette société qui, en essayant de les faire rentrer dans des cases, fait ressortir « l’ingérable » en eux. Pourquoi devrais-je dire à mon fils, lorsqu’il passe le seuil de la porte de sa classe: ne pleure pas, écoute les règles, assis toi quand on te le dit, ne crie pas… si l’école ne l’écoute pas, lui? Si personne ne prend en compte ses particularités? Qui il est est? Encore plus en cette période de rentrée? 10 matins que je le laisse en pleurant. Mais c’est NORMAL. Il va s’habituer. Certes. Il s’habituera. A quel prix?

Toute ma scolarité, j’ai tenté de me fondre dans la masse. J’étais tout de même bien rebelle. Mais j’essayais de correspondre à un idéal. je devais être la meilleure en classe, la meilleure en sport, la meilleure amie. Pour au final me retrouver avec mon bac en poche et passer plusieurs années à me RE-trouver. Celle qui, au fond de moi, avait passé son temps à refouler qui elle était, par peur du jugement des autres. Par peur de l’échec.  Par peur de ne pas rentrer dans une case. Cette fille de la génération Y, génération clairement sacrifiée au profit… du profit.

Alors non, je n’ai pas de solutions. Vais-je déscolariser mes enfants pour autant? Non. Même si j’avoue y avoir pensé.

Mais enseigner, c’est un métier, une vocation et j’ai foi en ces personnes qui choisissent cette voie. Pour peu que leur réelle motivation soit « d’élever » nos enfants. J’ai l’espoir que le meilleur attend mes garçons. Que les choses vont bouger. Et même si elles ne bougent pas, j’espère pouvoir rattraper tout ça à force d’amour, de communication et d’ouverture d’esprit à la maison.

 

En attendant, plus que jamais, Mother Power mes cocottes!

Mille mercis pour tous vos messages, pour toutes vos idées, pour toute cette solidarité. je suis heureuse de vous compter si nombreuse dans le Gang des mothers

je vous embrasse bien fort, la suite au prochain épisode!

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30 Comments

  • Comme je te comprend! Je ne comprend pas pourquoi il n’y a aucun changements. La société ne va pas dans le sens de l’éducation de l’enfant, l’aggressivite, les gros mots, les mauvaises paroles….le parcours scolaire et le contenu est également à revoir😠 Et on continue à vouloir en faire des moutons alors que ce ne sont clairement pas des moutons, ils comprennent et veulent évoluer dans la bienveillance…est-ce si difficile de vouloir un monde meilleur?

  • Bonsoir, j ai lu vos ecrits sur l ecole, et comme je vous comprends. Moi aussi je ne comprends pas le système de l ecole. Mon fils vient de passer en grande section, il vit tresmal tout ce temps passé a attendre que le travail et explication soit donné en restant assis sans bouger. Du coup je n ai pas trouvé d autres solutions que venir le chercher pour lui epargner la cantine puisqu il m a dit que c etait trop long aussi d attendre assis! Je vis mal de mettre mon fils dans cette institution poussiéreuse qui n a rien d adapté au developpement des enfants. Et comme vous dites les ecoles montessori c est pour les personnes qui en ont les moyens alors qu a la base Maria Montessori aidait les enfants qui n avaient pas les moyens d aller à l ecole. Mais bien sûr rien ne bouge car les intéressés, nos enfants ne se plaignent pas des conditions donc rien ne bouge.. Impuissante et en colère envers ce système. Perrine

  • ton texte me touche, comme toujours. premièrement car je pense aussi que l’école est à repenser, en général. pourtant, il y a des écoles plus souples que d’autres. je ne « sentais » pas son école et hésitait à l’en retirer. Pourtant,j’avais peur d’être une mère surprotectrice en faisant cela. Mais au fond, on connaît nos enfants et savons ce qui est bon pour eux. toujours est- il donc que nous l’avons change d école et cela se passe mieux. nous nous sentons plus en confiance, l instit est plus a l’écoute et ils y a plein de petits trucs pour que l enfant ressente cette confiance. ce changement na pas du tout traumatise mon fils mais, au contraire, l a fait renaitre!
    deuxièmement ton message me retourne le cœur car il renvoie a ce que les autres estiment que nos enfants doivent être. un enfant n est pas un robot ni un singe savant. j’en ai marre qu’on nous critique car mon fils est rempli d énergie. oui il adore grimper partout, oui il parle tout le temps. il est aussi généreux, compatissant, curieux, hypersensible, drôle…. arrêtez de juger, arrêtez de le casser. c’est mon combat en ce moment! Ces jugements d’adultes bien – pensants me révoltent d’une force que je ne connaissais pas en moi. je bouillonne littéralement! donc, j exclus de ma vie les prétendus amis qui estiment que mon fils n est pas comme ils veulent.
    les gens si vous cherchez la perfection (et encore, la perfection que VOUS avez établie et que je ne partage pas avec vous!), passez votre chemin. moi ce que je veux c est juste que mon fils soit heureux: joueur de foot ou jongleur, médecin, cuisinier ou boucher, sportif ou créatif, il sera juste bien dans ses baskets car il fuira les gens aigris.
    c’est cela que l’on devrait leur apprendre: être heureux

  • Je suis révoltée de lire cet article car je me rend compte que rien à évoluer ou changé depuis mon enfance, c’est même devenu pire. Par le passé, j’étais la tête de turc de mes camarades parce que je n’avais pas les même gouts, j’étais trop rêveuse. Depuis, j’ai eu un petit garçon de 8 mois maintenant et je m’inquiète vraiment pour son avenir, je suis naturellement anxieuse et je me demande aussi si la déscolarisation n’est pas la solution, malheureusement. Car aucun enfant n’a le droit de se rendre à l’ecole la boule au ventre, aucun.

  • Comme je comprends ton coup de gueule, j’ai le même raisonnement aujourd’hui. Et pourtant, mes enfants sont plutôt bien intégrés (a quel prix ? je ne sais pas), sont plutôt contents d’y aller, de retrouver les copains, leur école n’est pas la meilleure du monde mais dans l’ensemble, ils essayent de faire ce qu’ils peuvent…

    et pourtant, en 2 semaines d’école, j’ai retrouvé des attitudes chez mes loulous qui avaient disparues en 2 mois de vacances : les crises a gogo, les sentiments à fleur de peau, la violence verbale, voire physique parfois… et cela me déroute un peu…

    alors merci pour ton témoignage… Et je croise les doigts pour que cela s’apaise rapidement, mais pas à n’importe quel prix…

    Virginie

  • Je dois dire que j’ai pas tout compriS et mon experience est vraiment differente. Mon fils est en Grande Section est j’ai l’impression que sa Journee est plutot tres rythmee. Ils font une Activite pendant environ 45 minutes puis ils changent. Ils Font du Sport (parcours de Debrouillardise, Jeux de Ballons, ce genre de Choses), de la Musique, Du Dessin, des Jeux, Ils Vont Faire un Tour a La Bibiliotheque de L’Ecole, Ils Passent Du temps dehors. Ils sont tres tres loin de Rester Assis sur une Chaise sans Bouger Pendant 8 heures. Peut etre que tu parles de l’Ecole Primaire?

  • Je plussois évidemment à tout ce désarroi. Nous avons fait (carrément, dirons certains) le choix de déscolariser notre fils pour l’instruire à la maison, pour combien de temps, on ne sait pas! Cela dit, une chose est certaine, s’il retourne un jour à l’école, ce sera dans une école choisie, une école libre et démocratique. Comme tu le dis les écoles montessori sont bien trop chères, mais on voit fleurir de plus en plus de nouvelles écoles dites « libres » ou « démocratiques », et, très souvent, les frais sont bien bien moindres. Courage à tes deux bonhommes, ils sont capables de forces surprenantes nos enfants!

  • L’école n’est-elle pas aussi un lieu de socialisation où l’enfant (comme n’importe quel être humain) doit se confronter, même si jeune, à la vie de groupe, à l’altérité, à la loi du plus fort/plus malin/plus riche mais aussi celle de la victoire de la gentillesse et de la bienveillance dans de nombreuses situations ?(creusez dans vos souvenirs de jeune être humain). ce n’est certes pas l’idéal avec un grand i, nous sommes parfaitement d’accord, mais c’est la vie non ? Les enfants sont suffisamment intelligents pour faire la part des choses entre ce qui est correct et ce qui l’est moins. Un enfant trop protégé devient un adulte incapable de se défendre seul selon moi. Pensez à son entrée dans le monde du travail, à quel point elle sera traumatisante et destructrice si l’enfant n’apprend pas jeune à composer sa vie dans le monde réel…

    • « le monde réel »… je suis peut être utopique mais moi je ne suis pas ne phase avec ce monde. Et je ne pense pas qu’il faille accepter, parce que bon , « c’est la vie ». Je respecte votre point de vue mais j’ai espoir d’inculquer à mes enfants qu’ils peuvent changer ce que nous subissons aujourd’hui. Je ne dis pas qu’il faut vivre dans le monde des bisounours mais je ne pense pas que contraindre un enfant à rentrer dans le moule en fera quelqu’un de meilleur 🙂

  • Je comprends ton désarrois en tant que maman.

    En revanche je ne suis pas d’accord : la bienveillance, la gentillesse, l’ouverture d’esprit ce n’est pas a l’école de l’enseigner aux enfants.
    L’école est la pour éduquer les enfants, pas pour les élever. Et ça fait toute la différence.

    Une amie est instit. Elle voit arriver des enfants qui ne savent pas se comporter en société parce que les parents ne leur ont pas appris. Comment veut-on qu’elle fasse son travail quand elle doit déjà faire celui des parents?
    Alors ça ne concerne pas tout la monde. Malheureusement il suffit d’un ou deux enfants comme ça dans une classe pour perturber l’équilibre.

    Quand au niveau déplorable en langue, il n’y a pas non plus que l’éducation nationale. Dans d’autres pays les enfants regardent la télé en anglais depuis toujours. Et pour avoir vécu a l’étranger, les étrangers ne nous trouvent pas mauvais en langue. Et nous ne le sommes pas. Seulement notre accent nous trahis.

  • Quel bel article! Notre fils n’a que 9mois mais avec mon mari nous avons déjà décidé qu’il n’irait pas à l’école en maternelle (sur a 100% pour la petite section car il est de décembre et n’aura que 2ans et demi et c’est a mon goût bien trop petit encore). J’ai un parcours personnel et professionnel qui m’a trop souvent fait côtoyé des enfants pleurant toutes leurs larmes le matin, a qui on a trop souvent dit d’être grand alors qu’ils n’ont que 3ans. Nous nous sommes beaucoup renseigné sur le fait de l’école a la maison et nous pensons que ce sera le mieux pour notre fils car pour nous le plus grand apprentissage a faire c’est celui de la vie : la bienveillance, la tolérance, le partage,…. Toutes ces valeurs qui semblent être relégué au second plan à l’école …

  • Je peux comprendre ton coup de gueule mais c’est vrai que pour moi ce n’est pas du tout pareil… Mon garçon est en moyenne section et quand il me raconte sa journée je m’aperçois qu’ils font pleins de choses… déjà ils sont en groupe de 6 sur des ateliers différents ils font en plus des parcours de motricité, des sorties au stade, à la bibliothèque et on a la chance d’avoir des mamies qui viennent tout les jeudis pour leur raconter des histoires!
    La seule chose c’est que cette année il y a eu 3 classes de moyenne section et qu’il a été séparer de tout ses copains donc le matin il râle un peu boude mais il a la chance d’avoir une super maîtresse sans oublié l’atsem et puis il me dit t’inquiète maman je les vois à la récréation et Christine (l’atsem) me laisse manger avec eux à la cantine!!!!
    Mais on espère juste que l’année prochaine on passera à la semaine de 4 jours parce qu’il ne faut pas se leur et ils sont fatigués!!!!
    Alors c’est vrai que le système scolaire n’est pas au top et qu’il faut fortement l’améliorer mais je te souhaite à toi et tes loulous pleins de courage en espérant que cela s’améliore.
    Des bisous Nadège

  • Je peux comprendre ton coup de gueule mais c’est vrai que pour moi ce n’est pas du tout pareil… Mon garçon est en moyenne section et quand il me raconte sa journée je m’aperçois qu’ils font pleins de choses… déjà ils sont en groupe de 6 sur des ateliers différents ils font en plus des parcours de motricité, des sorties au stade, à la bibliothèque et on a la chance d’avoir des mamies qui viennent tout les jeudis pour leur raconter des histoires!
    La seule chose c’est que cette année il y a eu 3 classes de moyenne section et qu’il a été séparer de tout ses copains donc le matin il râle un peu boude mais il a la chance d’avoir une super maîtresse sans oublié l’atsem et puis il me dit t’inquiète maman je les vois à la récréation et Christine (l’atsem) me laisse manger avec eux à la cantine!!!!
    Mais on espère juste que l’année prochaine on passera à la semaine de 4 jours parce qu’il ne faut pas se leurrer ils sont fatigués!!!!
    Alors c’est vrai que le système scolaire n’est pas au top et qu’il faut fortement l’améliorer mais je te souhaite à toi et tes loulous pleins de courage en espérant que cela s’améliore.
    Des bisous Nadège

  • Je nous reconnais tellement, mes enfants et moi, dans cet article, c’en est troublant…. je suis donc forcement entièrement d’accord avec tout ce que vous avez écrit ! Nous avions aussi mis les « bisous » dans la poche ou les petits jouets a ne surtout pas sortir dans l’enceinte de l’école…
    Moi par contre je songe sérieusement a la déscolarisation. Cela pourrait se faire très vite vu comme les choses tournent.
    Alors, merci pour cet article 😉

  • Si on pouvait individualiser l’enseignement, cela serait bien…
    Le système est certes pas le plus bien fait mais il est ainsi et le % d’enfants qui ne s’adaptent pas ne doit pas pire qu’avant… Je perçois dans vos propos une volonté que l’institution s’adapte à chaque enfant dans son individualité, c’est nécessaire en partie certes mais il faut aussi que l’enfant s’adapte à un cadre, ce cadre aussi va lui permettre de s’élever…
    Voir aussi du côté des parents des autres enfants parce que si ceux ci n’ont pas eu certaines bases, le système n’y pourra rien…
    C’est un enseignement national et pour tous qui est prodigué dans l’école de la République et il y a des alternatives comme Montessori ou Steiner qui restent cependant des alternatives onéreuses de biens-nés…

    • pour moi le problème c’est ce fameux « cadre » qu’on nous propose et qui a ses limites aussi mais je respecte ton point de vue 🙂 L’idée ne serait pas d’individualiser l’enseignement mais de créer un cadre qui permet à l’enfant d’être lui-même et de découvrir à son rythme 🙂 c’est possible dans le secoues alternatives, pourquoi pas dans le public? C’est vraiment ça la question que je me pose en réalité

  • t’es mots raisonnent en moi car j’aurais pu les écrire…. Le soucis étant que les écoles ont de moins en moins d’atsem/d’aide pour prendre le temps nécessaire à chaque enfant…

    La maîtresse de ma fille vient de voir le contrat de son ATSEM s’arrêter (merci Macron) et du coup la maîtresse se retrouve à devoir annuler des activités ou à prendre moins de temps avec l’enfant.et j’observe régulièrement les maîtresses prendre les enfants le matins avec une très grande rapidité pour « qu’ils ne pleurent pas » (abstraction du sentiment bonjour).

    Au delà de ça…. Dès que l’on est bienveillant avec nos enfants j’entends les « anciens » dire qu’ecouter leur émotions, que prendre leur avis en compte est inadmissible car nous allons faire d’eux des enfants tyran…. Nous sommes les parents et ils nous doivent obéissance. Et moi ça , ça me rend folle. Les enfants sont des être humains on a aussi le droit de les écouter et de les aider au mieux à devenir des enfants épanouis avec leur propres choix de vie et non ceux que les parents imposent

    Mon message est décousu d’où le fait que tu retranscrit tout ça mieux que moi et que tes mots sont mes pensees.
    J’aimerais que la bienveillance se répande un peu plus dans ce monde….

  • Bonjour,
    j’ai suivi dur Instagram le fil sur cette rentrée scolaire et je comprends que ça doit te retourner le bide que ça se passe mal pour ton fils. Personnellement c’est quelque chose que je connais pas. La rentrée à l’école pour ma fille (ma grande, la petite est encore chez la nounou) c’est très bien passé l’an dernier. Et cette année aussi.Dans mon village, la direction de l’école a instauré une sorte d’adaptation en début d’année : découverte de l’école en mai, premier jour d’école : 1h30 avec un accompagnant (parents ou quelqu’un que l’enfant connais bien ) deuxième jour : 1h30 tout seul, première semaine pas d’école l’après-midi (et donc pas de cantine). Alors tout cela demande de l’organisation et du temps de la part des parents. Mais franchement je trouve ça bien, l’enfant a un peu plus de temps pour découvrir l’école. La direction pousse même les parents à ,ne mettre l’enfant à l’école que le matin jusqu’en décembre. C’est cette formule que j’ai choisis, et je ne regrette pas du tout. Une première année d’école est compliqué pour un enfant, il y a beaucoup de chose à intégrer et notamment le vivre ensemble et certains mettent plus de temps que d’autres. Après je ne pense pas que la déscolarisation soit la solution mais un « temps partiel » peu peut-être faciliter les choses! EN tout cas, je vous souhaite bon courage à ton fils et toi pour réussir à trouver le bon rythme!

  • Je suis professeur des écoles et j’ai lu avec attention cet article et les commentaires qui le suivent. Je suis assez désolée de constater que les parents ne font aujourd’hui plus confiance à l’école… Personnellement, je porte une grande attention à chacun de mes élèves, à ce qu’il vit à l’extérieur, à ce qu’il aime / peut / veut faire, à ses particularités etc. Mais je leur demande aussi de rester assis, de ne pas crier, d’écouter, d’attendre et j’en passe… A mon sens, cela fait partie de l’éducation. Il est indispensable de savoir se comporter dans un groupe, se respecter les uns et les autres, vivre en société en somme. C’est important de savoir attendre de pouvoir avoir la parole, de savoir se taire pour écouter les autres et ce qu’ils peuvent nous apporter, de savoir travailler en groupe.
    La collectivité engendre forcément de la frustration et j’ai l’impression que les parents d’aujourd’hui ne tolèrent plus que leurs enfants puissent être frustrés. Il est certain que ce n’est pas un sentiment agréable mais ils y seront confrontés un jour où l’autre, d’une manière ou d’une autre. Ils ne pourront pas vivre dans la bulle d’amour qu’est leur cercle familial éternellement. Cela paraît forcément violent lorsque l’on est parent (mon fils a fait sa première rentrée l’année dernière, j’ai donc aussi vécu les choses de l’autre côté…), mais à mon sens c’est indispensable.
    Je pense qu’il faut surtout garder à l’esprit que les enseignants de vos enfants sont obligés de leur imposer des contraintes, certes, mais que ce n’est pas pour autant qu’ils ne les écoutent pas et ne les chouchoutent pas par ailleurs. Que des exceptions à la règle peuvent être faites au cas par cas. Ils sont aussi là pour vous écouter et sont les premiers frustrés et désolés quand leurs conditions de travail ne leur permettent pas de faire le maximum pour chacun.
    Nous sommes aussi des êtres humains (et bien souvent des parents aussi!) et nous pouvons comprendre les inquiétudes et les besoins des uns et des autres… Je pense notamment à « l’incident » de la petite voiture.Il aurait fallu expliquer à la maîtresse l’importance qu’avait cette petite voiture pour Axel, je suis certaine qu’elle aurait proposé de la laisser au fond du sac ou de la garder sur son bureau pour qu’il sache qu’elle était là, sans pour autant que ça ne pose de problème.
    Je pourrais en écrire des tartines sur l’importance de la relation parent / enseignant… Rien ne peut fonctionner sans une confiance mutuelle et un maximum de communication. Je crois vraiment qu’il faut pouvoir se dire les choses et ne pas rester avec des inquiétudes ou des contrariétés sur le coeur, n’oubliez jamais que vos enfants sont des éponges et que s’ils sentent que vous ne faites pas confiance à leur enseignant, ils ne lui feront pas confiance non plus. Je pense qu’il faut garder en tête que les enseignants sont très majoritairement des personnes bienveillantes, qui ont choisi leur métier et qui le font avec passion. Ils sont parfois, comme tu le disais, découragés par le manque de moyens et les conditions déplorables dans lesquelles ils doivent travailler mais ne demandent qu’à établir une relation de confiance avec les élèves et leurs parents…
    N’hésite pas en tout cas à m’envoyer un mail si tu veux en discuter plus longuement, je serai ravie d’y répondre!

    • Merci pour ton commentaire Chloé mais comme je l’explique dans l’article, je suis admirative de votre travail. Je suis convaincue que vous faites tout ce qui est en votre possible pour que les enfants soient épanouis à l’école. Je n’ai aucune critique à faire concernant les enseignants. Sauf cas particuliers (il y a des gens moins motivés dans tous les métiers …) J’essaye juste de me poser la question du « comment » faire évoluer les choses globalement et justement élever le débat. Je parle surtout de ceux qui nous dirigent. Mon avis sur l’école n’est pas nouveau et date de ma propre expérience en fait. je ne m’y suis jamais vraiment retrouvée et c’était une contrainte. combien de fois suis-je allée au collège la boule au ventre??? Clairement, ce sentiment ne m’a jamais rien apporté à part perdre confiance en moi je pense… Je ne suis pas à fond dans l’éducation positive et tout ça. Mais pour moi, la frustration n’apprend rien. Je me trompe peut-être…

      • J’avais entendu de souvenir Claude Halmos (Psychanalyste qui intervient souvent dans les médias notamment sur Radio France) dire que la frustration était nécessaire à la construction de l’identité d’un enfant… Après je me trompe peut-être sur le terme exact mais l’idée de fond, c’était ça…
        Si je retrouve la pastille audio, je te la ferai suive.

  • Je rejoins tellement le commentaire de ma collègue. J’ai lu avec attention l’article et les commentaires suite à un regram dans la story d’une personne que je suis. C’est tellement blessant de lire tant d’animosité envers l’éducation nationale. Et pourtant je tache de faire mon métier du mieux possible et combien de fois suis je sorti de mon rôle de maîtresse pour en endosser un autre bien plus « maternel » si j’ose dire. Je ne reviendrais pas sur la nécessité du cadre avec un groupe d’une trentaine d’enfant de 3 ans. Cependant, je voudrai persuader tout ceux qui liront ceci que bon nombre de collègue tentent de se former aux pédagogies alternatives pour les inclure à leur enseignement. Une collègue a même choisir de mener une classe entièrement Montessori dans notre école publique (après avoir payé et suivi pendant les vacances scolaire des formations). Malheureusement, les budgets ne permettent pas de généraliser ces pédagogies. Nous nous en impregnons de plus en plus, l’école, ou du moins, les professeurs des écoles sont actuellement en plein dedans. Sauf que la politique actuelle ne nous permet pas de toujours aller au bout des projets car le matériel Montessori coûte très cher par exemple. Embaucher de nouveaux profs pour diminuer les effectifs coûte très cher. Nous former à tout cela coûte très cher. C’est une société qui est à refonder, toute entière, pas seulement un ministère ou un métier en particulier. Pour conclure, permettez moi de vous assurer que la très grande majorité des profs se préoccupe bien plus que vous ne l’imaginez de vos enfants, de chacun d’entre eux avec toutes leurs caractéristiques propres. Nous essayons chaque soir de nous améliorer pour le lendemain. Nous essayons d’individualiser au maximum les apprentissages de nos 30 bambins. Et n’oubliez pas que la relation ecole-famille, comme nous l’appelons dans notre jargon, est primordiale. N’hésitez pas à prendre le temps de discuter en rendez vous individuels. Nous sommes là pour ça (aussi).

    • Laura, je n’ai jamais remis en question le travail des enseignants. je parle d’un système global, d’une remise en question générale. C’est à mon sens une question de société plus qu’un débat ouvert sur le professionnalisme et l’implication des enseignants que je respecte profondément et qui, encore une fois, n’est pas le sujet de l’article. Relisez le, vous verrez qu’au fond, vous et moi disons la meme chose. Où est donc ce budget, où sont donc ces reformes qui vous permettraient de travailler dans de meilleures conditions? le fond de mon article est bel et bien politique….

  • Bonjour Sylvie,

    J’ai découvert ton post par le biais d’un compte que je suis sur instagram et sur le coup je me suis dit « tiens, encore une pierre jetée a l’education nationale et aux professeurs ». Et puis j’ai pris le temps de lire ton article et quelques uns des commentaires (j’avoue pas tous !).
    Je suis maman de trois enfants, dont 2 ont ete diagnostiqués à haut potentiel (je n’emploie pas le terme précoce car cela signifierait qu’ils seraient en avance sur les autres par rapport rapport à la norme et ce n’est pas precisement le cas), et enseignante en ecole maternelle.
    Je crois que c’est le titre de ton article qui m’a tout d’abord interpellée. Déscolariser un enfant serait ce la solution face à un système défaillant ? La confiance et se serrer les coudes parents/professeurs me semblerait plus opportun.
    La communication, la bienveillance est la base de tout et c’est principalement ce que j’essaie d’apprendre à mes élèves de 3 et 5 ans.
    Tu abordes également la question de prendre en compte les spécificités de chaque enfant, c’est ce que je fais au quotidien mais cela n’est vivable et viable qu’avec un minimum de règles car l’école est une micro société en elle même. je ne peux pas laisser crier 30 enfants dans ma classe, ni lire un album ou mener une séance de langage avec des enfants qui seraient en train de se promener pendant que se déroule la séance…
    dans certains commentaires de mes collègues, tu recadres en précisant que c’est un problème sociétal ; certes mais pourquoi je vois si peu de parents investis en l’école et en l’éducation même de leurs enfants ? si l’on se serrait tous les coudes et que l’on s’imposait face au mammouth peut être que les choses pourraient bouger un tant soit peu…
    Nous voyons de plus en plus dans nos classes des enfants « rois » qui ne connaissent pas le « non » et la frustration et je peux t’assurer que ce n’est pas un problème sociétal mais bien d’éducation parentale.
    Par exemple, j’ai une maman la semaine dernière avec qui je discutais du fait que son fils frappait et poussait énormément les autres enfants. Elle me répond « oui la rentrée et l’école a été pour lui un choc avec toute cette violence » (je ne dis rien et la conversation se poursuit) pour en arriver à ce qu’elle me confie « vous savez je ne sais plus quoi faire à la maison, il me frappe, me crache dessus et n’écoute rien »…
    Je m’éloigne un peu du sujet mais tout cela pour dire que l’on se retrouve à gérer des enfants qui ne connaissent aucunes limites… Et en collectivité nous sommes obligés d’en poser.
    POur en revenir à ton article, peut être que tout simplement rencontrer la maîtresse de ton fils et parler de la manière dont tu as et vous avez vécu cette rentrée (sans forcément aborder son HP, quoique elle pourrait être à même d’adapter son enseignement) de préciser que ton fils est très sensible pourrait dédramatiser la situation…
    Après je suis d’accord avec toi, il y a comme dans tout corps de métier, des enseignants un peu moins « ouverts et bienveillants » que d’autres…
    Bon courage en tout cas et ce serait avec plaisir d’échanger avec toi sur le sujet et de se donner des pistes pour nos loulous…
    Belle journée
    Stéphanie

  • Hello, je crois que c’est la première fois que je dépose une commentaire ici.
    C’est aussi un questionnement que j’ai depuis que ma fille est à l’école.
    La ou j’habite, les maîtres et maîtresses aussi on commence à se poser des questions. Ils sont allés voir des écoles ouvertes.
    Se sont formés au montessori et autres méthodes ou l’enfant à sa place bien à lui dans la classe et ou il ne doit pas entrer dans une case preconscue.
    Et depuis deux ans, nos enfants peuvent en bénéficier jusqu’au cp voir un peu pus pour certaines maîtresses.
    Et ça me rassure un peu, car mon fils n’est pas du genre à entrer dans une case.
    Pour preuve la semaine dernière il a refuser d’entrer dans la classe.
    Au lieu de le forcer, elles l’on laisse dans le hall, gardant un œil sur lui, mais lui proposant d’entrer dans sa classe quand il sera opérationnel et décide. Ce qu’il a fait au bout de 30 min environ.
    Si l’enfant s’est en avance ils proposent des choses pour l’élever comme tu dis. Mais tout en jouant et dans la bienveillance. Cela amène des bases très saines aux, enfants. Ils sont calmes dans la classe, la maîtresse n’ose jamais le ton, elle n’a pas besoin de le faire, ils sont tous calme.
    Pour beaucoup ils quittent la grande section en sachant déjà lire. Et le tout sans bourrage de crâne, ils sont clairement acteur de leur apprentissage.
    Ce genre de méthodes commence à bouger de plus en plus, mais le chemin est long et ça c’est bien dommage.
    Tu as les écoles dynamiques qui utilisent se modèle mais encore plus poussé. Peut être y en a t il une près de chez toi.
    Bonne journée

    • merci pour ton commentaire! je suis super contente de lire que les choses bougent dans les écoles! vivement qu’on voit ses méthode fleurir un peu partout en France 🙂

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